Zones d’ombre dans le cloud : pourquoi les entreprises peinent à contenir les menaces

Damien Gbiorczyk, expert en cyber-résilience chez Illumio, publie une tribune dans laquelle il pointe un paradoxe que beaucoup d’équipes de sécurité vivent au quotidien : trop de données, pas assez de visibilité. Dans des environnements cloud de plus en plus complexes, comprendre ce qui se passe est devenu plus difficile que de le voir. Voici ce que l’on en retient.

Visibilité cloud cybersécurité : moins on voit, plus on est exposé

La migration vers le cloud a transformé les infrastructures. Elle a aussi créé un problème majeur : à mesure que la complexité augmente, la visibilité recule. Les équipes de sécurité se retrouvent ainsi sans vision claire de ce qui s’exécute, des vulnérabilités existantes ou des modalités d’accès aux ressources.

Or, on ne peut pas protéger ce que l’on ne comprend pas. Dans des environnements hybrides, cette opacité rend la détection précoce des menaces de plus en plus difficile. Et les conséquences sont concrètes.

2 336 alertes par jour : un volume impossible à traiter

En France, les équipes de sécurité reçoivent en moyenne 2 336 alertes par jour. C’est donc un chiffre astronomique et impossible à traiter efficacement. Résultat : elles passent 13,7 heures par semaine à trier des faux positifs, au détriment des menaces réelles.

Le problème ne vient pourtant pas d’un manque de données. Il vient donc de l’incapacité à les corréler et à en extraire des informations exploitables. Trop d’outils, trop peu d’analystes, et un contexte insuffisant voilà ce qui paralyse les équipes de sécurité aujourd’hui.

Le mouvement latéral : la menace invisible

C’est dans ce contexte que les attaquants prospèrent. Le mouvement latéral cette progression discrète d’un système à l’autre passe inaperçu dans des environnements saturés d’alertes. Les organisations ne voient pas ce que les attaquants visent, ni la direction qu’ils prennent.

Cette absence de visibilité prolonge ainsi la présence des cybercriminels dans les systèmes. Elle leur offre par ailleurs le temps d’élargir leur champ d’action et d’affiner leurs méthodes bien avant que la détection ne soit déclenchée.

IA et Machine Learning : voir mieux, pas seulement plus

Face à cette réalité, les organisations cherchent désormais à comprendre leur environnement et non plus seulement à l’observer. L’IA et le Machine Learning deviennent ainsi des priorités concrètes pour filtrer le bruit, combler les lacunes contextuelles et accélérer la réponse aux incidents.

En 2026, les priorités des entreprises françaises sont par conséquent claires : renforcer les capacités IA et ML, améliorer la détection dans le cloud, automatiser le triage des menaces et enfin renforcer la conformité réglementaire.

Ce que l’on retient : la visibilité cloud est un prérequis de résilience

La tribune de Damien Gbiorczyk rappelle une évidence trop souvent négligée : dans le paysage actuel des menaces, comprendre ce qui se passe dans son environnement cloud est la première étape pour rester en sécurité.

Pour conclure investir dans l’observabilité pilotée par l’IA n’est donc plus une option c’est une condition de résilience.

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