Rapport KnowBe4 : recrudescence des cybermenaces dans le secteur financier et bancaire en EMEA

KnowBe4 publie un nouveau rapport sur le risque cyber dans le secteur financier et bancaire en EMEA. Les chiffres sont sans appel : la finance est la deuxième cible des cybercriminels en Europe, et la première en Afrique et au Moyen-Orient. Voici ce que l’on en retient.
Cybermenaces secteur financier : une cible de choix en EMEA
Le secteur financier et bancaire concentre 18 % des incidents cyber en Europe le plaçant ainsi au deuxième rang des secteurs les plus ciblés. À l’échelle mondiale, ce chiffre monte à 23 %. En Afrique et au Moyen-Orient, la situation est encore plus préoccupante : ces deux régions représentent à elles seules 27 % des incidents dans le secteur.
Ce niveau d’exposition n’est pas le fruit du hasard. La finance cumule en effet plusieurs facteurs d’attractivité pour les cybercriminels : concentration de données personnelles et d’actifs de grande valeur, dépendance aux prestataires tiers, adoption rapide de nouvelles technologies et rôle économique critique. Autant d’éléments qui en font donc une cible prioritaire.
Des conséquences financières et opérationnelles lourdes
Les impacts sont concrets et mesurables. En 2025, le coût moyen d’une violation de données dans le secteur atteint 5,56 millions de dollars juste derrière le secteur de la santé. Par ailleurs, les institutions financières subissent en moyenne 15 jours d’interruption après un incident de type ransomware, certains cas pouvant s’étendre sur plusieurs mois.
Ces chiffres illustrent une réalité que beaucoup sous-estiment encore : une cyberattaque réussie ne génère pas seulement des pertes financières directes. Elle entraîne également des atteintes réputationnelles durables et des interruptions opérationnelles qui fragilisent la confiance des clients et des partenaires.
L’humain, premier vecteur d’attaque et premier levier de défense
L’ingénierie sociale et le phishing restent les tactiques les plus utilisées contre le secteur financier. Avec l’essor de l’IA, ces attaques gagnent en crédibilité et en sophistication. En Afrique notamment, les attaques par compromission de courriels professionnels exploitent désormais des deepfakes et des services de cybercriminalité à la demande rendant la détection de plus en plus difficile, même pour des collaborateurs sensibilisés.
C’est pourquoi le rapport KnowBe4 insiste alors sur un point essentiel : les défenses techniques ne suffisent plus. Les collaborateurs doivent ainsi devenir le principal atout de sécurité des organisations et non leur principale vulnérabilité.
Ce que l’on retient : dépasser l’approche réactive
Le rapport KnowBe4 confirme une tendance de fond : les cybermenaces dans le secteur financier sont plus fréquentes, plus sophistiquées et plus coûteuses. Face à cette réalité, une stratégie purement réactive ne suffit plus. Les institutions financières doivent ainsi combiner défenses techniques et gestion du risque humain. Pour conclure l’objectif est clair : bâtir une résilience durable face à des adversaires qui, eux, ne ralentissent pas.
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